Dans quelle poubelle jeter les coquilles d’huîtres ?

Jeter des coquilles d’huîtres semble simple, mais c’est en réalité l’un des déchets qui crée le plus d’hésitation en cuisine. Compost, poubelle noire, bac de tri, déchèterie… les règles ne sont pas intuitives, et beaucoup de personnes se trompent encore en pensant qu’il suffit de les mettre « avec les biodéchets ». Pourtant, les coquilles d’huîtres suivent des consignes bien précises selon les communes et leur composition minérale. Dans cet article, on clarifie enfin dans quelle poubelle jeter les coquilles d’huîtres, comment éviter les erreurs de tri et quelles alternatives existent pour les valoriser intelligemment.

Quelle est la bonne poubelle pour jeter les coquilles d’huîtres ?

Jeter des coquilles d’huîtres paraît simple, mais leur composition minérale et leur lente dégradation les placent dans une catégorie particulière. Entre les règles qui varient selon les communes, les idées reçues autour du compost et les erreurs fréquentes dans le tri, ce déchet soulève de vraies questions. Pour éviter les confusions, il faut comprendre comment les coquilles se comportent, quelles filières peuvent réellement les accueillir et pourquoi certaines poubelles sont totalement inadaptées.

Pourquoi les coquilles d’huîtres ne peuvent pas aller partout

Les coquilles d’huîtres sont composées à plus de 95 % de carbonate de calcium, une matière très dure et extrêmement longue à dégrader. Contrairement à une épluchure ou à un reste alimentaire classique, elles ne se décomposent pas dans un compost domestique et ne se cassent pas facilement. Leur dureté pose également problème dans les centres de tri, car elles ne peuvent pas être broyées avec d’autres déchets recyclables. C’est pour cette raison que, dans la majorité des communes, elles ne sont pas acceptées dans les bacs de tri ni dans les biodéchets classiques.

Le tri sélectif ne prend pas en charge les coquilles d’huîtres

Les coquilles ne doivent jamais être jetées dans la poubelle jaune ou tout autre bac de recyclage des emballages. Elles ne sont ni un emballage, ni un matériau recyclable industriellement. Leur composition ne se fond dans aucune filière plastique, carton, verre ou métal. Les envoyer dans le bac de tri crée un déchet polluant qui risque de contaminer un lot de matériaux recyclables, provoquant un refus de tri et une surcharge de travail pour les centres de traitement. Beaucoup de foyers commettent cette erreur, surtout pendant les fêtes, mais elle perturbe fortement la chaîne de recyclage.

Le compost domestique est inadapté à ce type de déchet

Même si les coquilles d’huîtres sont naturelles, elles ne sont pas compostables dans un composteur domestique. Leur temps de dégradation peut dépasser plusieurs années, parfois plus d’une décennie selon leur taille. La structure interne du compost n’a pas la capacité de fragmenter ce matériau très dense. Les coquilles ajoutées dans un compost restent intactes, ralentissent le brassage et créent des zones dures qui gênent le processus. C’est une idée reçue fréquente : naturel ne veut pas dire compostable. Dans un compost industriel, elles pourraient éventuellement être broyées mécaniquement, mais la majorité des communes n’accepte pas ce déchet dans les biodéchets classiques.

Le bac à biodéchets ne les accepte que très rarement

Certaines collectivités qui possèdent une unité de traitement spécialisée acceptent les coquilles d’huîtres dans le bac à biodéchets, mais cela reste exceptionnel. Même lorsque c’est autorisé, il s’agit généralement de coquilles bien rincées, débarrassées de toute chair, et destinées à un compost industriel capable de broyer des matériaux très durs. Ce type de traitement n’est pas disponible partout. La règle majoritaire en France est simple : les coquilles d’huîtres ne vont pas dans les biodéchets. Pour connaître la règle locale, il faut se référer aux consignes spécifiques de la commune, souvent mises à jour en période de fêtes.

La solution la plus courante : la poubelle noire

Dans la grande majorité des communes, la bonne poubelle pour jeter les coquilles d’huîtres est la poubelle noire, celle des ordures ménagères résiduelles. C’est le bac destiné aux déchets qui n’ont aucune filière de valorisation. Les coquilles y sont envoyées à l’incinération ou à l’enfouissement. Même si leur nature minérale les rend difficiles à brûler complètement, elles ne polluent pas d’autres filières et ne perturbent pas la chaîne du tri. Il est recommandé de les mettre dans un sac fermé avant de les placer dans la poubelle noire pour éviter les odeurs, surtout si des résidus de chair subsistent.

Les déchèteries : une alternative lorsque la commune les accepte

Certaines déchèteries acceptent les coquilles d’huîtres dans des bennes dédiées aux déchets minéraux ou aux déchets alimentaires massifs, surtout après les fêtes de fin d’année. Cette solution est plus respectueuse de l’environnement car certaines plateformes valorisent les coquilles en amendement agricole ou comme matière première pour la fabrication de sols stabilisés. Cependant, cette option n’est pas disponible partout. Il faut donc vérifier au préalable auprès de la déchèterie locale.

Pourquoi bien trier les coquilles d’huîtres est essentiel

Pendant les fêtes, les volumes de coquilles explosent : plusieurs milliers de tonnes en France. Un mauvais tri entraîne des retours d’erreur, surcharge les centres de tri et augmente les coûts de traitement. En les plaçant dans la bonne filière souvent la poubelle noire on évite une contamination des matériaux recyclables et on permet aux communes d’orienter le déchet vers la méthode la plus adaptée. Même si leur valorisation n’est pas systématique, un bon tri améliore l’efficacité globale du système de gestion des déchets et limite les nuisances en cuisine.

Pourquoi les coquilles d’huîtres ne vont pas dans le compost domestique ?

Les coquilles d’huîtres sont 100 % naturelles, mais cela ne signifie pas qu’elles sont compostables. Beaucoup de personnes pensent qu’un déchet issu d’un aliment peut rejoindre le compost, alors que les coquilles d’huîtres font partie des exceptions majeures. Leur composition, leur dureté et leur comportement biologique les rendent totalement inadaptées au compost domestique. Pour comprendre pourquoi, il faut examiner leurs caractéristiques, la manière dont un compost fonctionne et ce que leur présence entraîne dans un composteur de particulier.

Une composition presque entièrement minérale

Les coquilles d’huîtres sont composées à plus de 95 % de carbonate de calcium, un minéral extrêmement dense et résistant. Contrairement aux épluchures ou aux restes végétaux qui se décomposent en quelques semaines, ce matériau met plusieurs années, voire plus d’une décennie, à se dégrader naturellement. Un compost domestique n’a ni la puissance mécanique, ni la température, ni les micro-organismes nécessaires pour décomposer un matériau aussi dur. Les coquilles restent donc intactes, même après des cycles de compostage répétés.

Une décomposition bien trop lente pour un compost de particulier

Un compost domestique fonctionne avec un équilibre simple : matières “brunes” riches en carbone (carton, feuilles sèches), matières “vertes” riches en azote (épluchures, restes végétaux), chaleur naturelle et micro-organismes actifs. Ces conditions permettent la décomposition de matières organiques souples et biodégradables. Les coquilles d’huîtres, elles, résistent totalement à ce processus. Elles ne se ramollissent pas, ne se décomposent pas, ne s’effritent pas. Leur structure calcaire reste intacte, même dans un compost bien entretenu. En pratique, elles finissent par s’accumuler, gênant le brassage et occupant inutilement de l’espace dans le bac.

Un matériau incompatible avec les micro-organismes du compost

Les bactéries, champignons et microfaunes du compost sont spécialisés dans la dégradation de matières organiques riches en fibres : peaux, déchets végétaux, marc de café, papiers non imprimés, etc. Les coquilles d’huîtres n’apportent aucune matière nutritive que ces micro-organismes peuvent consommer. Le compost fonctionne grâce à l’action biologique de ces petites formes de vie, mais elles sont incapables d’attaquer un matériau minéral aussi dur et compact. Les coquilles d’huîtres deviennent alors des “corps étrangers” dans le compost.

Une structure trop rigide qui gêne le brassage du compost

Le brassage du compost est essentiel pour oxygéner la matière, homogénéiser les couches et accélérer la décomposition. Les coquilles d’huîtres, très rigides, s’opposent à ce mélange naturel. Elles créent des zones dures, des amas et parfois des fissures qui empêchent la matière de se retourner correctement. Dans certains composteurs, leur présence empêche même la fourche ou l’outil de brassage d’atteindre les couches profondes. Cela ralentit tout le processus et peut entraîner des zones qui fermentent mal.

Le risque d’un déséquilibre du pH

Le carbonate de calcium contenu dans les coquilles est un composé basique. Lorsqu’il s’accumule dans le compost, il peut augmenter le pH de manière excessive. Un compost trop basique perturbe le développement des micro-organismes et ralentit fortement la décomposition de la matière. Même si cet effet reste limité lorsque quelques coquilles sont présentes, un apport régulier ou massif peut déséquilibrer l’ensemble du composteur. Le compost domestique doit rester légèrement acide pour fonctionner correctement.

Le compost domestique ne broie pas les matériaux durs

Certaines personnes pensent qu’en écrasant les coquilles d’huîtres, elles deviendront compostables. En réalité, même écrasées en petits morceaux, elles restent du carbonate de calcium pur. Un brisage manuel ne change pas leur nature chimique. Seuls certains composts industriels équipés de broyeurs très puissants peuvent réduire les coquilles en poudre suffisamment fine pour être réutilisée comme amendement. À la maison, aucun composteur n’a cette capacité. Les morceaux restent visibles dans le compost, parfois même après plusieurs cycles.

Une confusion fréquente avec les coquilles d'œufs

Beaucoup assimilent les coquilles d’huîtres aux coquilles d’œufs, qui, elles, sont acceptées dans le compost. Pourtant, ce n’est pas comparable. Les coquilles d’œufs sont beaucoup moins denses, beaucoup plus fines et contiennent des membranes organiques qui facilitent leur dégradation. Les coquilles d’huîtres, elles, sont des “roches marines” miniature. Leur présence n’a aucune utilité dans un compost domestique et n’apporte aucun nutriment utilisable pour les plantes.

Les coquilles dans le compost : que se passe-t-il concrètement ?

Lorsqu’on met des coquilles d’huîtres dans le compost, voici ce qu’il se passe réellement : elles restent intactes, elles se mêlent difficilement à la matière, elles gênent le brassage, elles n’accélèrent en rien la décomposition, elles n’apportent aucune valeur biologique au compost final. Au moment d’utiliser le compost mûr, on retrouve les coquilles telles qu’elles ont été jetées, parfois légèrement ternies, mais toujours solides. Cela dégrade la qualité du compost final, car les morceaux calcaires non broyés se dispersent dans le jardin sans aucune utilité.

Les coquilles d’huîtres sont-elles acceptées dans le bac à biodéchets ?

La généralisation du tri à la source a amené beaucoup d’habitants à se demander si les coquilles d’huîtres peuvent aller dans le bac à biodéchets. Sur le papier, cela semble logique : les huîtres sont consommées comme un aliment naturel, leurs coquilles ne sont pas plastifiées et ne contiennent pas de produits chimiques. Pourtant, la réalité est tout autre. Dans la très grande majorité des communes françaises, les coquilles d’huîtres ne sont pas acceptées dans le bac à biodéchets, et cela pour des raisons techniques, industrielles et sanitaires. Comprendre ces contraintes permet d’éviter les erreurs de tri et de faciliter la valorisation réelle des biodéchets.

Un matériau difficile à traiter pour les plateformes de compostage industriel

Le bac à biodéchets ne collecte pas « tous les déchets alimentaires », mais seulement ceux qui peuvent être traités rapidement par un compostage industriel. Ce type de compost fonctionne à haute température, avec un brassage mécanique et une décomposition accélérée. Les coquilles d’huîtres, elles, sont composées presque entièrement de carbonate de calcium, un matériau minéral particulièrement dur. Même dans un compost industriel fonctionnant à plus de 70 °C, elles ne se dégradent pas. Elles ressortent intactes à la fin du cycle, ce qui complique énormément le traitement final. Les centres de compostage doivent alors les extraire manuellement ou laisser ces résidus dans le compost en sac, ce qui détériore la qualité du produit fini.

Une confusion fréquente entre “biodéchet” et “déchet alimentaire naturel”

Beaucoup de ménages pensent que tout ce qui provient d’un aliment peut aller dans le bac à biodéchets. Or, la réglementation française définit un biodéchet comme une matière biodégradable, c’est-à-dire une matière organique qui peut être décomposée naturellement par l’action microbienne. Les coquilles d’huîtres sont naturelles, mais elles ne sont pas biodégradables dans un processus standard. Elles ne se décomposent pas et n’apportent pas de matière organique utile. C’est ce qui les exclut automatiquement de la filière biodéchets.

Les coquilles d’huîtres perturbent les machines de broyage

Le tri des biodéchets implique une étape de broyage avant l’entrée en compostage industriel. Cette opération vise à réduire les matières organiques en petits morceaux pour accélérer la décomposition. Les coquilles d’huîtres, très dures, cassent ou endommagent parfois les broyeurs. Les centres de traitement signalent même que ces coquilles génèrent : des étincelles au broyage, des risques d’usure prématurée des lames, des obstructions dans les convoyeurs, un ralentissement global du processus. Pour cette raison, de nombreuses collectivités inscrivent clairement les coquilles d’huîtres dans la liste des déchets interdits au bac à biodéchets.

Une question d’hygiène et de qualité du compost final

Le compost industriel produit un amendement agricole destiné à enrichir les sols. Les coquilles d’huîtres, une fois broyées involontairement ou brisées en petits morceaux lors du traitement, créent des résidus indésirables dans le compost final : fragments coupants, morceaux durs, particules minérales trop grossières. Ces fragments entraînent un compost de mauvaise qualité, difficile à étaler et parfois dangereux. Les agriculteurs refusent ces composts contaminés par des éléments non biodégradables, ce qui pousse les plateformes à refuser ce type de déchet dès l’entrée.

Certaines communes font exception… mais sous conditions strictes

Il existe quelques cas particuliers où certaines collectivités acceptent les coquilles d’huîtres dans le bac à biodéchets, mais ces exceptions restent marginales et obéissent à des conditions très strictes : coquilles propres ou soigneusement rincées, absence totale de chair ou de résidus organiques, broyage effectué dans des unités spécifiques équipées pour les minéraux. Dans ces zones, les coquilles peuvent être valorisées en amendement minéral, mais cela nécessite un équipement industriel spécifique. Dans 90 % des communes, cette option n’existe pas.

Les coquilles d’huîtres doivent être dirigées vers des filières alternatives

Puisqu’elles ne sont pas acceptées dans le bac à biodéchets, où vont-elles ?
Voici les options généralement recommandées :

  • La poubelle noire, solution la plus courante pour les particuliers.
  • La déchèterie, lorsque celle-ci accepte les déchets minéraux (variable selon les régions).
  • Des collectes saisonnières, organisées par certaines communes en période de fêtes.
  • Des points de collecte spécialisés, dédiés à la valorisation des coquilles (rares mais en développement).

Ces filières permettent parfois de transformer les coquilles en amendement calcaire, en substrat agricole, en matériau pour lissage de sols ou en composant minéral pour l’industrie.

Pourquoi cette règle est particulièrement importante en période de fêtes

Pendant Noël et le Nouvel An, des tonnes de coquilles d’huîtres sont générées en quelques jours. Si elles sont jetées massivement dans le bac à biodéchets, cela crée : une surcharge des centres de tri, un risque d’équipement bloqué, un compost final de mauvaise qualité, une augmentation des coûts de traitement pour la collectivité. C’est pourquoi les communes rappellent souvent, chaque année, que les coquilles d’huîtres ne doivent pas être mises dans le bac à biodéchets, sauf cas exceptionnel clairement annoncé.

Comment réutiliser les coquilles d’huîtres à la maison ?

Les coquilles d’huîtres sont souvent perçues comme un simple déchet à jeter, mais elles offrent en réalité un potentiel de réutilisation insoupçonné. Leur composition minérale, leur solidité et leur forme en font une ressource polyvalente, utile dans le jardin, la décoration ou l’entretien domestique. Au lieu de remplir inutilement la poubelle noire, il est possible de leur donner une seconde vie. Réutiliser les coquilles permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de valoriser un matériau naturel, durable et totalement gratuit. Voici comment transformer ces coquilles en solutions pratiques du quotidien.

Utiliser les coquilles d’huîtres comme amendement pour le jardin

Les coquilles d’huîtres constituent une excellente source de calcium. Une fois broyées en morceaux très fins, elles peuvent être utilisées comme amendement minéral dans le jardin. Elles permettent de réduire l’acidité du sol, d’améliorer la structure des terres lourdes et de nourrir certaines plantes calcicoles. Pour les utiliser efficacement : nettoyer les coquilles, les faire sécher, les broyer au marteau ou dans un sac solide, puis les incorporer en petite quantité à la surface du sol. Même si elles ne se décomposent pas rapidement, elles libèrent progressivement du calcium, ce qui peut être utile pour stabiliser le pH des sols légèrement acides.

Créer un drainage naturel dans les pots de fleurs

Les coquilles d’huîtres peuvent remplacer les billes d’argile ou les graviers utilisés au fond des pots de plantes. Leur forme creuse et leur rigidité permettent de créer une couche drainante efficace. Pour cela, il suffit de placer quelques demi-coquilles au fond du pot avant d’ajouter la terre. Elles favorisent l’évacuation de l’eau en excès et empêchent l’humidité stagnante, principale cause de pourriture des racines dans les plantes d’intérieur. Cette solution est totalement gratuite et réutilisable.

Protéger certaines plantations contre les nuisibles

Les coquilles d’huîtres broyées en fragments grossiers peuvent servir de barrière naturelle contre les limaces et les escargots. Leur texture coupante rend difficile le passage de ces nuisibles, qui préfèrent contourner les zones recouvertes de coquilles plutôt que de risquer une blessure. Pour créer cette barrière, il suffit de répandre les coquilles cassées autour des plantes sensibles du jardin. Cette solution écologique évite l’utilisation de produits chimiques ou de granulés toxiques.

Réaliser des décorations naturelles

Les coquilles d’huîtres peuvent devenir des éléments décoratifs élégants et originaux. Leur couleur naturelle, leur texture nacrée intérieure et leur forme douce en font un matériau esthétique. Elles peuvent être transformées en : porte-savons, porte-bijoux, mini coupelles, objets décoratifs pour une table estivale, support pour bougies flottantes, éléments pour créations artisanales. Un nettoyage minutieux et un séchage complet suffisent pour leur donner une seconde vie plus raffinée.

Fabriquer un engrais minéral maison

Une autre manière de réutiliser les coquilles d’huîtres est de les réduire en poudre très fine pour en faire un amendement minéral. Cette poudre peut être utilisée pour : enrichir légèrement la terre de potager, apporter du calcium aux plantes gourmandes, stabiliser un sol trop acide, favoriser la croissance des légumes feuilles. L’objectif n’est pas de remplacer un engrais complet, mais de compléter les apports naturels du jardin. Cette méthode nécessite toutefois un broyage intensif, parfois difficile à réaliser sans outils adaptés.

Nettoyer des objets métalliques grâce à la poudre de coquilles

La poudre issue des coquilles d’huîtres peut servir de produit abrasif. Elle permet de nettoyer certains objets en métal, des ustensiles de cuisine, des grilles ou des surfaces légèrement oxydées. Cette poudre agit comme un abrasif naturel, moins agressif que certains produits chimiques. Il suffit de frotter la surface avec une éponge et un peu de poudre mélangée à de l’eau pour obtenir un nettoyage efficace. Cette réutilisation reste marginale, mais elle offre une alternative écologique aux produits ménagers industriels.

Créer des objets artisanaux ou des projets manuels

Les coquilles d’huîtres peuvent être utilisées dans des projets de bricolage ou d’art créatif. Elles peuvent servir dans : mosaïques, tableaux décoratifs, décorations de jardin, créations pour enfants (après nettoyage), supports pour mini-plantes grasses, éléments de mobile décoratif. Ces projets donnent une seconde vie esthétique à un matériau souvent jeté sans réflexion. Les coquilles apportent une touche naturelle et marine à la décoration.

Réutiliser les coquilles d’huîtres pour l’entretien du poulailler

Dans certaines exploitations, la poudre de coquilles d’huîtres broyée est donnée en complément alimentaire aux poules pour renforcer leurs coquilles d’œufs, riches en calcium. Cette utilisation demande toutefois une finesse de broyage très élevée, comparable à une poudre minérale. À la maison, cette pratique peut être envisagée mais uniquement si les coquilles sont extrêmement bien nettoyées, stérilisées et réduites en poudre très fine afin d’éviter tout risque sanitaire.

Comment réduire les déchets liés aux fruits de mer pendant les fêtes ?

Les fêtes génèrent chaque année une quantité massive de déchets issus des fruits de mer : coquilles d’huîtres, de moules, de coquillages, emballages, glace fondue, barquettes, cartons détrempés, restes de crustacés… En quelques heures, les poubelles débordent, les odeurs s’installent et les erreurs de tri se multiplient. Pourtant, il est possible de réduire considérablement ces déchets tout en conservant le plaisir d’un repas festif.

Anticiper le tri dès l’achat pour éviter les déchets inutiles

La réduction des déchets commence avant même la préparation du repas. Lors de l’achat des fruits de mer, privilégier : les poissonneries qui emballent dans du papier kraft plutôt que dans des barquettes en polystyrène, les sacs isothermes réutilisables plutôt que les sacs jetables, les filets en corde ou en coton pour les crustacés, les commandes en vrac sans suremballage inutile. En choisissant mieux les conditionnements, on diminue automatiquement le volume de déchets voués à la poubelle noire. Les emballages kraft, s’ils ne sont pas trop souillés, peuvent aller au bac de tri ; les barquettes, elles, finissent presque toujours dans les ordures résiduelles.

Utiliser une poubelle noire adaptée pour gérer les déchets non recyclables

Les déchets liés aux fruits de mer sont parmi les plus odorants : restes de chair, jus de coquillages, algues, citron pressé, morceaux de carapace. Ils doivent être jetés dans une poubelle noire hermétique pour éviter les mauvaises odeurs et l’apparition de vers blancs. Une poubelle noire , comme celles proposées sur Eco Poubelle, est idéale pour les fêtes car elle bloque les odeurs et empêche les mouches d’accéder aux déchets. Son couvercle hermétique et son volume adapté permettent de contenir les déchets les plus lourds sans fuite. Ce type de poubelle améliore nettement l’hygiène en période de forte production de déchets organiques.

Réduire les coquilles en les triant ou en les valorisant

Les coquilles d’huîtres représentent la plus grande part des déchets issus des fruits de mer. Même si elles ne vont ni dans le compost, ni dans le bac à biodéchets, il existe plusieurs solutions pour en réduire l’impact : vérifier si la commune propose une collecte spéciale d’après-fêtes certaines mettent en place des bennes dédiées ; déposer les coquilles en déchèterie lorsqu’elles sont acceptées comme déchet minéral ; les réutiliser à la maison pour le jardin, le drainage ou des projets décoratifs ; les stocker temporairement dans un sac bien fermé pour éviter les nuisances. Réduire leur volume passe aussi par un bon rinçage avant de les jeter dans la poubelle noire, ce qui limite les odeurs et facilite la gestion.

Limiter les déchets alimentaires en adaptant les quantités

Pendant les fêtes, on a tendance à surévaluer les quantités de fruits de mer, ce qui génère des restes et donc plus de déchets. Calculer la bonne quantité d’huîtres par personne (6 à 12 selon l'appétit), déterminer le bon poids de crevettes ou de crabes, et éviter les plateaux trop garnis permet de réduire la quantité de déchets organiques. Les restes de crevettes, langoustines ou crabes peuvent parfois être réutilisés pour faire un bouillon ou une bisque, ce qui évite qu’ils ne remplissent inutilement la poubelle.

Mieux organiser l’espace de tri pendant le repas

Un tri mal organisé pendant le repas pousse souvent tous les convives à jeter les coquilles et déchets alimentaires dans la première poubelle à portée de main. Pour réduire les erreurs, il est essentiel de mettre en place : une poubelle noire dédiée uniquement aux déchets non recyclables, une poubelle ou un sac pour les emballages recyclables, un espace pour stocker temporairement les coquilles d’huîtres, une poubelle hermétique pour tous les déchets alimentaires humides. Disposer ces bacs à proximité de la table permet de trier naturellement au fur et à mesure. Une poubelle à double compartiment, comme celles disponibles sur eco-poubelle.com, facilite encore davantage cette organisation.

Réduire les emballages inutiles liés aux fruits de mer

Les plateaux de fruits de mer contiennent souvent : film plastique, cartons mouillés, barquettes, glace fondue, gel pack isotherme. Pour limiter tout cela, il suffit de : demander à récupérer les fruits de mer sans plateau et sans glace artificielle, utiliser un plat réutilisable préparé à la maison, refuser les emballages superflus et privilégier les formats vrac, remplacer les gels isothermes par un sac réfrigéré réutilisable. Ces gestes simples diminuent directement le volume de déchets qui finira dans la poubelle noire.

Prévenir les mauvaises odeurs et l’apparition de nuisibles

Les déchets issus des fruits de mer attirent rapidement les mouches et dégagent des odeurs fortes. Pour éviter cela : vider la poubelle noire plus souvent pendant les fêtes, rincer légèrement les coquilles avant de les jeter, utiliser un sac double ou renforcé, placer un peu de bicarbonate au fond du sac, maintenir un couvercle de poubelle fermé en permanence, nettoyer le bac dès que des résidus liquides coulent. Une poubelle hermétique comme celles proposées par eco-poubelle.com réduit considérablement ces nuisances.

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